Les conducteurs bordelais ont adopté la dashcam pour filmer toutes les infractions qui se produisent. Les dashcams sont de plus en plus populaires en France, et de nombreux conducteurs choisissent de les installer dans leurs automobiles. C’est le cas de Julien et Elsa à Bordeaux selon le site actu.fr.
Les caméras embarquées, souvent appelées dashcams, sont de plus en plus populaires en France. Plusieurs particuliers à Bordeaux ont choisi d’utiliser ce gadget.
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Ces caméras de voiture sont incroyablement utiles car elles peuvent être placées sur le tableau de bord, le pare-brise ou les deux pour documenter ce qui se passe à l’intérieur et à l’extérieur de votre voiture. Elles sont parfaites pour les accidents où vous avez besoin de preuves ou lorsque vous voulez surveiller votre voiture pendant qu’elle est dans un parking.
Julien H., un Bordelais, possède une dashcam depuis 10 ans. « J’ai vu leur utilisation dans une émission que je regardais à l’époque. Ils montraient des gens qui se jetaient sous les voitures pour faire marcher l’assurance. J’ai décidé que le mieux était d’en acheter une moi-même. »
Un achat utile
« Mais elle n’a duré que deux mois », affirme ce commercial, qui a acheté une caméra à 20 € sur Internet. Julien n’est pas découragé car, comme il le souligne, cette minuscule caméra peut servir à de nombreuses choses : apporter des preuves en cas de collision avec un animal, des piétons, des vélos, en cas d’accident, de délit de fuite, ou même… des photos de paysages !
Ce dispositif n’a été utilisé qu’une seule fois au cours de la dernière décennie – à la suite d’un accident de voiture mineur où l’autre conducteur a refusé de reconnaître sa faute. « Nos compagnies d’assurance ont d’abord dit que nous devions payer chacun 50 % de la franchise. Mais je leur ai donné l’enregistrement de cet appareil, qui montrait que je n’étais pas en faute, et finalement ils ont tout payé. »
Cet avantage a permis à Julien d’amortir le prix d’achat de sa caméra : « La franchise montait à 300 € le prix de ma dashcam. » Pour le commercial, la caméra embarquée est tellement utile qu’il en a même acheté une à son père.
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Elsa est une toute nouvelle utilisatrice de la caméra. Elle l’avait installée en janvier juste pour surveiller sa voiture sur le parking. Mais ce qui l’a vraiment poussée à l’utiliser, c’est lorsqu’elle a été heurtée par un poids lourd sur le périphérique. Si elle avait utilisé la caméra à ce moment-là, elle aurait obtenu le numéro de plaque du camion et aurait pu facilement demander une assurance.
De nombreux avantages
L’utilisation de ces caméras, selon Adeline Fortesa, responsable des ventes et des produits chez Lelynx, n’est pas seulement bénéfique pour les conducteurs mais aussi pour les compagnies d’assurance. Parce qu’ils sont conscients d’être filmés, les conducteurs de véhicules ont « moins d’accidents et commettent moins d’infractions », explique-t-elle. Certains assureurs donnent aux utilisateurs de dashcam de l’argent ou des réductions de prix sur les franchises de leurs contrats d’assurance pour les récompenser de leur utilisation.
Bien que l’utilisation de ces dispositifs ne soit pas encore courante dans les voitures françaises, elle n’est pas illégale. Cependant, prendre des photos avec eux est une autre histoire, car les gens pourraient potentiellement capturer une plaque d’immatriculation ou le visage d’une personne sans sa permission ; et comme le précise l’article 226-1 du Code pénal, cela constituerait une atteinte à la vie privée.
« Est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui :
- En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel.
- En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé. »
Prenez des précautions, en revanche, car si les vidéos des caméras embarquées ont valeur de preuve aux yeux des tribunaux et des forces de l’ordre, « leur usage n’est pas absolu », selon Adeline Fortesa. « L’enregistrement ne pourra jamais remplacer le constat amiable ou l’intervention d’un expert », ajoute-t-elle.
